Le quartier de la Goutte d'or

Emile Zola, dans son oeuvre: L'assomoir nous raconte ce qui se passe dans le quartier de la goutte d'or de 1877 par le biais de Gervaise (un personnage du roman).Emile Zola nous livre une description détaillée de ce quartier, ce qui est étonnant vu qu'a l'époque où il écrit ce roman il réside à Aix-En-Provence.

"C'est grand comme une caserne, là dedans!" Cinq étages sur rue nous dit Zola, alignant chacun quinze fenêtres aux persiennes en ruine. En bas, quatre boutiques. A droite de la grande entrée avec porche, une salle de gargotte crasseuse à gauche un charbonnier, un mercier et une marchande de parapluies. C'est la boutique du mercier que Gervaise va reprendre et transformer en blanchisserie. A l'intérieur, dans la cour, les façades ont six étages en quatre parties formant un vaste carré. Toute la misère de Paris est concentrée là. "Il y a trois cents locataires"

Emile Zola décrivait le quartier de la goutte d'or du 19ème siècle dans son roman cependant, ce quartier a beacoup évolué comme nous allons le voir dans le paragraphe suivant avec le processus de gentrification.

 Le quartier de la Goutte d'or et plus généralement les 18ème et 19ème arrondissements de Paris subissent depuis les années 2000 ce que l'on appelle la gentrification. La gentrification désigne la migration d'une population bourgeoise vers des quartier dits populaires. Cela a entraîné la fermeture de plusieurs enseignes qui fonctionnaient plutôt bien avant les années 2000 et même après: Tati est un excellent exemple pour illustrer cela, en effet Tati s'adressait avant tout à une population assez pauvre de part ses prix très bas ainsi que la diversité de produits qu'ils proposaient. Mais pour motif de manque de clients ce grand magasin est placé en liquidation judiciaire. Les habitants de Barbès étaient étaient très attachés à Tati: d'après une enquête menée par le 20Minutes "Barbès sans Tati, ce n'est plus Barbès". La gentrification a aussi entraîné la montée des prix de l'immobilier les 18 et 19ème arrondissements proposaient les prix les plus attractifs de la capitale mais ils ont plus que doublé lors de ces 15 dernières années. L'ouverture d'un brasserie proche de la station Barbès-Rochechouart intensifie l'exclusion des population immigrés issues des quartiers populaires face à la nouvelle clientèle bourgeoise.

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