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D’après France 24, un hangar désaffecté du boulevard Ney a été transformé en 2011 en salle de prière. Ce lieu a été aménagé de façon à ce que tous les musulmans fidèles puissent s’y rendre car les deux mosquées de la rue Myrha et de la rue Polonceau, situées dans le quartier de la goutte d’or, ont du mal à accueillir tous les nombreux musulmans depuis la fermeture, il y a une dizaine d’années, de la mosquée de la rue de Tanger (dans le 19e arrondissement) qui accueillait plus de 4 000 fidèles. Donc, durant plusieurs semaines, la préfecture de police s’est mise en quête d’un lieu adéquate pour pouvoir prier. L’ancienne caserne des pompiers a fini par être modifiée, cette installation est due au fait que de nombreux musulmans priaient dans des sous-sols, dans des caves puis dans la rue également. Les prières de rue avaient fait polémique en 2010 et pour résoudre ce problème il a fallu un nouveau lieu de culte.

Quelques jours avant l’ouverture l’imam de la mosquée Khaled Ibn-Walid de la rue Myrha, se dit confiant : "La nuit dernière, j’ai bien dormi. Il y a encore trois semaines, j’étais sceptique parce que les choses ont traîné, on n’arrivait pas à trouver un accord sur le lieu. Mais là, nous avons trouvé une solution idoine et je suis soulagé. La prière de rue, c'est fini !", confie-t-il à France 24. En 2010, les prières de rue dans le quartier avaient fait polémique, des groupes d’extrême droite avaient même appelé à un "apéro saucisson-pinard", finalement annulé, pour dénoncer "l’islamisation" du quartier. Afin que la salle de prière soit à la hauteur des attentes de la communauté des fidèles, les bénévoles s’activent. Dans la salle des ablutions, un ouvrier passe encore fixer les derniers carreaux, la décoration attendra. Le cheikh Salah Hamza compte cependant investir quelque 80 000 euros dans les trois prochaines années pour faire de la caserne une "mosquée trois étoiles". (France 24)

 

NASSERA ET NEDA