Rue_de_Chartres_Sacré-Coeur

 

 

 

La Goutte d’or est un quartier très populaire et cosmopolite  du 18ème arrondissement de Paris.

 Elle se situe à l’Est du Montmartre au dessus de la Gare du Nord au Sud de la Rue Ordener à l’Est du Rue Max Dormoy.

C’est un quartier pauvre dès le 19ème siècle, c’est la misère ouvrière. Dans l’Assommoir de Zola publié en 1877, l’auteur reflète une mauvaise réputation du quartier.

 Dans la même époque, le quartier accueille les populations qui quittent leur pays. C’est-à-dire les Bretons, Provençaux, Auvergnats.

Ensuite, au début du 20ème siècle, c’est les Polonais, les Espagnols et les Italiens qui immigrent dans le quartier, puis dans les années 50 à 70 c’est les Algériens et enfin des populations venant d’Afrique dans les années 80 et plus récemment asiatique.

Aujourd’hui, sur environ les 23 000 habitants de la Goutte d’or, 34% sont étrangers et le taux chômage dépasse 21%.

 

                Vers  1830, Paris se transforme aux grands chantiers les terres agricoles disparaissent. Les chantiers ayant besoin de main d'œuvre, la capitale a accueillie des populations venue de la province. Pendant la première Guerre Mondiale, l'état va recruter des travailleurs dans les colonies du Maghreb pour remplacer les hommes partis au front.

En 1920, en raison de mauvaise récolte en Algérie, la population immigre de nouveau en France et travaillent sur les chantiers et sur la rénovation de l’urbanisation. Cette immigration devient importante et  remplace donc dans le quartier de la Goutte d'Or les Italiens et les Juifs de l'Est.

Au début du 20ème siècle l'immigration magrébine est visible à la Goutte d'Or et elle se développe pour atteindre 60% d'immigrés dans les années 50. A l'époque de la guerre d'Algérie, ce quartier est qualifié  de" Ghetto"  un quartier de lutte pour l'indépendance.

Le quartier est marqué par de nombreuses luttes contre les discriminations et pour l’égalité. En effet, en octobre 1971, Djellali Ben Ali, un jeune Algérien de 15 ans est tué par le concierge de l’immeuble où il réside. En réponse, à cet acte discriminant, des émeutes s’éclatent dans Paris dans différents quartiers dont la Goutte d’Or. De plus, cette révolte n’est pas terminée. De nombreuse expulsion sont menées par les forces de l’ordre dans le quartier.  Des magrébins sont menacés d’être expulsé du quartier.

Enfin, des luttes dans lesquelles des immigrés se sont engagés pour défendre leurs droits (grèves de la faim pour les papiers, grèves des loyers dans les foyers, grèves dans les usines, mobilisations contre le racisme, luttes contre les expulsions vers le pays d’origine, lutte pour le droit de vote, pour le droit au logement, mobilisations culturelles ).

 

 

Après des années de lutte pour défendre leurs droits, nous allons nous intéresser à la productivité de ce quartier célèbre qui attire de nombreux Parisiens et touristes à la recherche de produits frais exotiques et autres épices, venus pour la plupart, d’Afrique.

Le quartier reste le plus accessible de Paris avec un peu moins de 6.000 euros le m2 contre environ 7.800 euros en moyenne dans la capitale.

Des dizaines de logements ont été construits, notamment beaucoup d’HLM, mais aussi des crèches, un gymnase, des écoles et une bibliothèque.

Le processus de gentrification va poser de nombreux problèmes. Depuis les années 2000, les prix de l’immobilier ont augmenté à Paris et la Goutte d’Or avec une augmentation de 144% entre 2002 et 2007.

L'amélioration des conditions d'habitants reste un enjeu important. La majorité des logements ont été construits avant 1948. (80,6 %).  En 2001, la municipalité lance un grand plan de réhabilitation de la Goutte d’Or les immeubles et les hôtels insalubres surpeuplés. En effet, la municipalité ordonne de détruire les immeubles pour rénover le quartier « En 2013, 30% des logements du quartier étaient des logements sociaux selon des informations de la mairie. » Aujourd’hui, la Goutte d’Or est un quartier où le m2 est le moins cher. Enfin, cette rénovation provoque le communautarisme. C’est-à-dire les communautés sont regroupées selon leurs origines. Il n’y a pas de mixité sociale. Le prix des loyers augmentent à cause de l’installation des populations aisées. Les populations les plus modestes quittent leurs logements pour y installer ailleurs.

La Goutte d’Or est un bon marché au niveau commercial dans les produits maghrébins et africains. C’est grâce aux activités permettant le développement du quartier,  la Goutte d’Or n’est pas un ghetto mais un lieu d'adaptation. C’est un lieu de changement pour les immigrés. L’activité commerciale est intense avec 32 commerces pour 1000 habitants. La population est particulièrement jeunes « 1 habitant sur 4 a moins de 20 ans, et elles non seulement célibataire (28%). Au niveau scolaire, 44% de la population est sans diplôme.

 

Dès 1983, un plan de réhabilitation a été lancé pour casser cette image péjorative et un habitat vieux et sale.  Par ailleurs, le quartier s'embourgeoise progressivement à l'extrême-sud de la Goutte d'Or, la brasserie Barbes vient d'ouvrir, face au cinéma le Louxor qui a été complètement rénové. Sur le plan de l’urbanisme le quartier change, évolue. La Goutte d’Or est classées sous zone urbaine sensible. Elle fait l’objet d’un Contrat urbain de cohésion c’est-à-dire c’est un projet de territoire développé au bénéfice des quartiers en difficultés.

 

 Balasingam Jeebika

Soupramaniem Nivetha

Partigoc Hakan